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Sur le domaine, les sites Pech tartare de de la Lagaste étaient déjà occupés au temps de la préhistoire (citations de MM. Guilain et Rancoule). Au 3eme siècle avant Jésus-Christ, un oppidum fut fondé par les ibères (monnaies ibériques).

A l'époque Romaine le site très étendu du camp d'al Ker faisait parti des grands oppidum du Languedoc. Les fouilles de M. Rancoule ont permis de découvrir de nombreux vestiges d'habitat, de mobilier, pièces et amphores.

A la fin de l'empire, une villa et ses dépendances occupaient l'emplacement actuel du Château de Gaure.
En l'an 700 vivent des arabes nomades qui campent sous des tentes, ils seront par la suite appelés les sarrasins. Les brigands sèment la terreur dans tout le sud de l'Europe. De Cordoue à Narbonne ils font l'objet de nombreuses légendes. Sur le Pech Tartare, la légende d'ALDERICA fait partie de notre histoire.

     
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On retrouve ensuite les propriétaires suivants :

1150 - Arnaud de Gaure se donne au temple avec ses deux fils (cartulaire des templiers de Douzen)
1530 - Le Noble Pierre de Rabot seigneur de Gaure
1554 - Le Noble Gabriel de Rabot seigneur de Gaure
1589 - Le prieuré séculier de Saint Etienne de Gaure se situe près de notre actuelle vigne de Chardonnay, la collation appartient elle à l'évêque de Carcassonne.
1699 - Gabriel de Siran Chevalier Marquis de Cavanac
1763 - Vente du fief et de la Seigneurie de Gaure par M. le Marquis de Cavanac à M. Jean d'Estribaud négociant à Carcassonne.
1828 - Charles d'Estribaud docteur vend à FULCRAU CARLES, sa fille Julie épouse Armand LAPERINE, enfin, leur fille Marie Julie épouse le Comte Mont de Savasse.
1930 - La Comtesse Mont de Savasse vend à Guillaume Fau qui cède ensuite à son fils François.
2004 - La famille Fabre prend en charge la destinée du domaine

     

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La Légende de Pech Tartare ALDERICA

A mi chemin entre Carcassonne et Limoux s'élevait depuis la Préhistoire un important oppidum. Occupé plus tard, selon la tradition, par les Romains, les Wisigoths puis les Arabes, il aurait été détruit par le duc d'Aquitaine en 719. Cette tradition a inspiré à Joseph Maffre une curieuse légende, publiée en occitan en 1938 sous le titre Tartari, et que nous résumons ici.

Il y a bien longtemps, dans la citadelle de Pech Tartare, vivait une belle et souriante jeune fille, nommée Aldérica, qui était la fille du roi des Wisigoths. Aldérica et les habitants de cette ville vivaient heureux, jusqu'au jour où de barbares cavaliers, les Sarrasins, envahirent le royaume et assiégèrent la cité. Courageusement défendue par Aldérica et les siens, la cité repoussa tous les assauts. Mais les sarrasins entassèrent du bois devant les portes de la ville et y mirent le feu. Les portes consumées, ils se ruèrent dans la ville. Submergés par le nombre, les défenseurs furent vite massacrés. Alderica profita d'un court répit laissé par les Maures occupés à piller et incendier : elle se réfugia avec les femmes et les enfants dans la chapelle située au sommet de la ville. Quand la porte de la chapelle céda, Aldérica se trouva face au chef des Sarrasins. Celui-ci, fasciné par sa beauté, l'entraîna dehors et tenta de l'embrasser. Folle de honte, Aldérica repoussa violemment l'émir qui alla s'empaler sur l'épée d'un de ses gardes. Alors, les Sarrasins, furieux, vengèrent leur chef en perçant la jeune fille de vingt coups de lances. Le sang versé sur la terre devait faire un miracle. Là où était tombée la jeune fille, poussa un genévrier, toujours vivant douze siècles après et toujours vert, même au cœur de l'été. Cet arbre est comme l'espoir du peuple occitan, qui malgré le feu et les ruines, relève la tête. Vous qui passez par là, admirez cet arbre et trempez-y votre âme. En pensant au passé, construisez l'avenir. Tôt ou tard, le peuple occitan aura la place qu'on lui a volé.

     
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La Malédiction du Pas de la Lagaste

A Montclar en plein cœur du Roussillon, vivait une famille très pauvre, sans revenu, ils mendiaient. Il y avait le père, Jean-Baptiste, la mère et une jolie fille de dix-sept ans. Un jour le père se dit qu'il fallait trouver une solution à son infortune et s'en alla chercher l'inspiration à la ville, mais il lui fallait passer par le Pas de la Lagaste qui n'avait pas bonne réputation. C'est à cet endroit qu'il croisa un inconnu :
"Je vois que vous êtes un brave homme, et moi je suis un peu magicien, je vais vous tirer d'ennuis !"
"Mais que voulez-vous en échange ?" demanda le malheureux.
"Oh, je me contenterais de pas grand chose, tenez ce qu'il y a actuellement derrière la porte de votre maison me conviendra très bien !"
Le marché fut conclu, Jean-Baptiste était ravi d'avoir mit fin à ses malheurs en échange d'un vieux balai et d'une pelle. C'est en rentrant chez lui qu'il réalisa qu'en fait, il venait de vendre sa fille au diable !